.o. . ._ _ _ღ۞-- •*¯*• ) .(( Diagnostic -33- )). (.•*¯*•--۞ღ_ _ _. . .o.
__________________________------.•°°•.•°°•.•°- - - _ - - - _ - - - _ - - -°•.•°°•.•°°•.-------__________________________
___Après leur courte pause de midi, Twyla et Ambrosia amplis de motivation, continuèrent leur chemin à travers l'obscur couloir, lorsqu'elles arrivèrent enfin dans l'impasse formée par le fond du couloir. Devant elles se dressèrent deux doubles portes métalliques, portant chacune une inscription anglophone. Langue utilisée par l'architecte britannique ayant construit le système. Sur celle de droite était inscrit « Private Lab. », un laboratoire privé où devait se dérouler les expériences les plus étranges. Quand à celle de gauche, il était inscrit « Private Room », une pièce à usage privé contenant des secrets qu'il serait honteux de dévoiler. C'est au fond de cette dernière qu'elles trouveraient la porte de sortie, donnant sur les escaliers reliant tous les étages entre eux. Mais avant, il était temps pour Twyla de visiter le sinistre lieu qui avait enlevé la vie à ses parents.
A mesure que les heures passaient, Twyla devenait de plus en plus anxieuse, hésitante et effrayée à l'idée de découvrir enfin une partie de la vérité sur la disparition de ses parents. Elle s'avança lentement à travers les débris, et vint se stopper devant la porte, recouverte par des banderoles croisées de plastique où l'on pouvait y lire « No Trespassing » interdisant à quiconque d'entrer dans la pièce délabrée. Mais Twyla ne prêta aucune attention à cette mise en garde, et de ses mains tremblantes, empoignant son couteau, elle sectionna le lien en son centre, qui se divisa pour retomber de chaque côté de la porte. Elle saisit alors la poignée et l'abaissa. Ambrosia qui s'était tenue éloignée, s'avança, malgré son silence serein, elle était plus que jamais inquiète pour son amie. Elle voyait Twyla qui commençait peu à peu à changer, devenant plus sure d'elle, plus mélancolique et prête à prendre des risques inconsidérés pour arriver à ses fins. Mais par respect et amitié, elle continua à l'accompagner sans un mot.
---
Sous les yeux ébahis du duo, la porte s'ouvrit sans encombre. L'explosion ayant forcé la porte à s'ouvrir, le verrou s'était instantanément brisé. Une pièce encore plus délabrée et sombre que le couloir se dévoila à leur regard. Malgré une certaine réticence de la part d'Ambrosia, elles entrèrent les deux la peur au ventre, prise entre une sensation de peur et de joie les poussant à vouloir en savoir plus. Pour Twyla, être dans cette pièce lui fit monter les larmes aux yeux et battre le c½ur. C'était l'endroit où ses parents eurent passé leurs derniers instants, avant d'être réduit en miette par l'explosion. Triste, elle avança péniblement à travers la pièce, témoignant de beaucoup de vigilance envers les décombres, car un faut pas pouvait lui coûter cher. Ambrosia fit de même, observant Twyla retomber dans cet état de dépression et de tristesse qu'elle avait longtemps eu pendant son enfance suite à la disparition de ses parents. Cependant, elle alluma discrètement sa caméra afin de filmer la pièce pour en garder un souvenir, songeant qu'il permettrait à Twyla de ne plus avoir à y remettre les pieds. Elles passèrent plus de deux heures à soulever lentement les décombres, quadrillant la pièce pour n'en délaisser aucun millimètre, un masque de protection sur leur visage afin de ne pas inhaler la poussière des éboulis, munies également de gants et de leur capuche.
C'était une pièce particulièrement grande, où l'on pouvait y deviner encore l'emplacement des meubles, tels que des armoires, commodes et réfrigérateurs adossés au mur. Les lampes du plafond s'étaient changées en de vulgaires fils électriques informes. Quand au sol de la pièce, la poussière des gravas avait finit par fusionner avec, n'en laissant aucun aperçu de son aspect naturel. Le reste de la salle était composée d'une large table de travail en faïence et acier, servant probablement à créer différents mélanges chimiques ou préparer des instruments. Environ 4 tables d'opérations se présentant sous la forme d'un chariot civière en fer dont les différents morceaux étaient à présent dispersées de toutes parts de la pièce. Des bris de verre par millier, de bois, d'acier fondu, et de matériaux inidentifiables. Des petites affichettes rouge posées sur une tige, sortaient macabrement du sol pour signaler les différents emplacements de ce qu'il avait pu rester des victimes. Elles poussèrent les décombres avec leur pied, cherchèrent dans les tiroirs ayant été épargnés par l'explosion, mais elles ne trouvèrent rien hormis des lambeaux de papiers illisibles. Les documents compromettants ayant déjà été évacués ou pulvérisés.
Twyla se morfondit de ne rien avoir trouvé, aucuns éléments relatifs à la cause de l'explosion, la déflagration ayant tout balayé sur son passage. Cependant, Ambrosia fit la découverte d'un élément succinct mais important. En effet, sur l'un des murs, derrière le tiroir délabrés qu'elle avait dut enlever pour en fouiller l'intérieur, se trouvait incrusté dans le mur, un petit bouton doré. Que faisait-il là ? Intriguée, Ambrosia fit signe à Twyla de s'approcher, sa voix étouffée par son masque. Twyla vint donc y jeter un coup d'½il à son tour et eut un pincement au c½ur...C'était un bouton doré, identique à ceux présents dans sa boite secrète. Sans crier gare, elle tenta en penchant son bras de l'attraper, mais il était férocement incruster dans le mur. Elle fit alors signe à Ambrosia de pousser l'armoire du mur, qu'elle finit par déplacer avec beaucoup de peine. Quand à elle, elle revint armée d'une barre métallique ayant jadis servit de pied à un chariot d'opération. Lorsque la zone fut dégagée et que les dernières tentatives d'extractions manuelles furent tentées, elle se résolut alors à frapper le bouton présent sur le mur avec sa barre métallique. Même si elle était incertaine de ce que cela produirait, elle savait que dans cette zone, il fallait tenter le plus de choses possibles et imaginables pour aboutir à une découverte. Elle frappa avec beaucoup de colère et de tristesse le mur au bouton doré, gémissent à chaque coup porté au mur, jusqu'à ce qu'un morceau de plâtre fragile du mur se brise. Laissant apercevoir une boîte en fer dissimulée dans un petit renfoncement.
Alors qu'elle commença à l'extraire puis à l'ouvrir, Ambrosia la somma d'attendre de l'ouvrir au calme dans sa chambre, car il devenait urgent de sortir de la zone pour éviter d'éveiller des soupçons sur leur absence. Malgré son immense impatience, Twyla attendit et déposa soigneusement la boîte dans son sac. Même si elles avaient terminé de fouiller la pièce, il restait cependant à Twyla l'amer sentiment que cette pièce renfermait beaucoup plus de mystère qu'elle n'avait voulu en révéler. Mais son amie avait raison, cela faisait maintenant beaucoup trop de temps qu'elles s'étaient absentées de leur zone d'habitation. Elle s'empressa aussitôt de rejoindre celle-ci ayant déjà regagné le couloir. Twyla enleva son masque et commença à peine à songer aux mots qu'elle s'apprêtait à prononcer, qu'une lumière apparut au niveau de la grille d'entrée, suivit de légers bruits de pas. Sans attendre une seconde de plus, Twyla agrippa Ambrosia par le bras et la poussa en direction de la double porte de la salle secrète qu'elle tenta d'ouvrir le plus rapidement possible.
---
Dès l'instant où elles entrèrent, elles se hâtèrent de chercher la porte de sortie. Pendant que Twyla vérifiait ne rien avoir perdu lors de cette précipitation, Ambrosia lui tapota de manière incessante l'épaule, lui demandant expressément de se retourner. Lorsque Twyla le fit, elle n'en crut pas ses yeux, ni ses narines, l'odeur y était aussi immonde que la vue. Semblable à un animal en décomposition resté trop longtemps dans une serre.
Ambrosia, l'air éc½uré, fixa de sa lampe torche, avec insistance, un bocal de formol renfermant une étrange créature informe, flottant dans le liquide jaunâtre. Elle commençait peu à peu à sentir son déjeuner prenant le chemin inverse. Twyla se hâta de remettre son masque sur son nez et balaya de sa lumière, l'espace présent tout autour d'elles.
Elle comprit immédiatement pourquoi cette pièce était gardée secrète. Sur diverses tables, plateaux et trépieds, tenant l'espace entier de l'immense pièce, se trouvait une multitude incalculable de bocaux remplis de formaldéhyde. Outre l'odeur nauséabonde embaumant la pièce et la myriade de bocaux, le plus horrible des secrets, étaient les résidents qu'elle renfermait. Des spécimens rares et effrayants qu'Ambrosia ne manqua pas de filmer avec autant de dégoût que d'intérêt. Même si Ambrosia ne laissait transparaitre aucune gêne de ce cauchemar, Twyla était terriblement mal à l'aise et pétrifiée de terreur. Elle se serait cru en enfer, entourée de créatures plus effrayantes les unes que les autres. Avec pour plus grande réticence, l'idée de se retrouver un jour dans l'un de ces récipients, plongée dans ce liquide conservateur.
Le formol tuant les bactéries, désinfectant et conservant les organismes animaux et humains, il avait permit aux scientifique de garder ces créatures intactes. Celles-ci étaient des animaux, normaux, malades, anormaux, modifiés ou hybrides, de race mamifères ou réptiliennes, résultant probablement d'expériences scientifiques. Mais également de membres et organes humains modifiés, coeurs, mains, yeux et bien d'autres.
Les bocaux pouvaient se classer en 5 catégories. Premièrement les animaux et organes humains naturels, ayant été gardés intacts pour diverses recherches scientifiques et médicales. Deuxièmement les animaux modifiés et présentant des anomalies génétiques, à 2 têtes, 8 pattes, ou encore mélange de plusieurs espèces n'en formant qu'une, résultat de divers manipulations organiques douteuses. Troisièmement les organes et membres humains sains ou malades, également sujets à des recherches scientifiques et anatomiques. Quatrièmement les organismes humains modifiés, allant des yeux teints en mauve ou multicolore, pour finir aux mains à 10 doigts, en passant par les organes greffés entre eux pour en optimiser l'utilisation. Et enfin, cinquièmement, les divers bocaux qui n'avaient pas eu la chance d'être suffisamment étanches pour protéger leur contenu de l'air et de la poussière, ceux-ci s'étant alors transformés en une masse visqueuse informe et dégageant une odeur irrespirable. Twyla marcha hâtivement, ayant des hauts le c½ur, l'envie de s'enfuir la submergeait. Mais Ambrosia marcha sans se presser, filmant les divers bocaux où l'on pouvait lire diverses indications telles que le nom du contenu ou encore la date de conversation, jusqu'au moment où elle se rendit enfin compte d'un bien curieux détail.
------ Twyla ? L'appela-t-elle en chuchotant. Sur ces bocaux, il y a différentes dates de conservation...certains
-------datent d'il y a 100 ans, d'autres d'il y a 50 ans, de 15, de 5... d'hier...son visage se décomposa devant
-------son annonce. Elle retira la caméra de son ½il et commença à courir en direction de Twyla, paniquée.
Cette pièce n'était-elle en réalité pas abandonnée ? Comment ces bocaux pouvaient-ils dater de la veille ? Le mystèrieux individu était-il venu en apporter de nouveaux ? Bien trop de questions sans réponses se bousculèrent dans son esprit. Mais hélas, il n'était plus temps de réfléchir, mais de courire ! Twyla fut électrisée par la découverte de son amie, et ne songeat plus qu'à une chose...fuire sans se retourner.
------ Sauvons-nous, vite ! Même si elle était consciente de la présence de l'inconnu dans le couloir, elle éleva
-------la voix pour ordonner à Ambrosia de partir immédiatement.
Mais étant dans le noir et courant avec sa lampe, Ambrosia en se dirigeant vers Twyla, se prit le pied dans l'un des trépieds, qui fit chuter le bocal au sol, se brisant et déversant le liquide. Se contenu quand à lui rebondit flasquement entre les autres trépieds. Connaissant les démangeaisons cutanées et gaz toxiques provoqués par le produit, elle se releva illico et s'éloigna. Twyla finit par trouver la porte de sortie en courant et balayant de sa lumière le chemin entre les bocaux, Ambrosia la talonnant. La porte se révéla difficile à ouvrir, elles durent pour cela se mettre à deux pour actionner le verrou et l'ouvrir suffisamment pour se glisser à l'extérieur.
Une fois qu'elles redécouvrirent la lumière des escaliers, elles se pressèrent de refermer la porte derrière elles, à descendre de trois étages inférieurs, puis ranger leur matériel dans le sac à dos. Malgré l'odeur qu'avait prit leurs vêtements respectifs, elles arrangèrent leur chevelure et leur tenue vestimentaire, essayant de reprendre une allure faisant penser que tout se passait bien et que rien d'étrange ne venait d'arriver. Elles reprirent ainsi, comme si de rien était, leur chemin en direction de leurs chambres. Ambrosia partit se laver et se changer. Twyla fit de même en veillant à placer son sac à dos en sureté, en attendant le retour d'Aether. Ce qu'elles avaient vu devait rester confidentiel, mais tôt ou tard, cette découverte finirait par leur peser sur la conscience.
__________________________------.•°°•.•°°•.•°- - - _ - - - _ - - - _ - - -°•.•°°•.•°°•.-------__________________________
Je rappelle que même si c'est crade...je ne suis pas attirée par ce genre de chose, bien au contraire !
Je préfère de loin ce qui est coloré et féérique, plutôt que ces choses lugubres et morbides.
Je m'excuse si ça peut paraître long ou confus, j'ai eu beaucoup de mal à bien enchainer es actions.